Skicross – Rétro Jeux Olympiques 2014. « Toutes les planètes étaient alignées » : dix ans après, Chapuis, Bovolenta et Midol reviennent sur leur triplé à Sotchi

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Midol : « Je me suis pris une gifle en rentrant au Grand-Bornand »

Retenu par ses obligations professionnelles au Grand-Bornand, Jonathan Midol ne peut se libérer pour retrouver ses amis. Mais le Haut Savoyard n’a oublié aucun détail de la journée qui l’a conduit à la médaille de bronze.

Dix ans plus tard, les idées sont toujours claires. «J’ai beaucoup de souvenirs», raconte Jonathan Midol du Grand-Bornand. Depuis le classement matinal – « sans stress » – jusqu’au retour en Haute-Savoie six jours plus tard où il « s’est pris une gifle », le skieur, alors âgé de 26 ans, se souvient précisément de chaque instant qui l’a conduit à son premier podium. Puis les détails apparaissent : « Quand je comprends qu’il y a trois Français en finale, je perds un peu ma concentration. Je me laisse emporter par l’euphorie. Je n’étais plus concentré sur moi-même, mais sur ce que nous accomplissions », se souvient le Haut-Savoyard. « Jusqu’à la moitié de la course, je ne suis qu’un spectateur et soudain je me réveille et je recommence à bouger. Quelques instants plus tard, j’ai tenté cette attaque de l’intérieur sur Léman », poursuit le jeune retraité du circuit. Banco, il ne reste plus qu’à tamponner jusqu’à la ligne d’arrivée.

« Contrairement aux gens devant la télé, je ne sais pas si Léman est en train de tomber. Au lieu de cela, il touche mon talon et je pense qu’il est juste derrière moi. Cela explique pourquoi je ne me lève pas – comme nous en avions l’habitude – avant le dernier saut et la dernière chute. Avant de me retourner, quand je franchis la ligne, je suis convaincu qu’on m’a grillé », rigole « Jo » aujourd’hui. C’est là que commence le vortex.  »JF » et  »Bovo » viennent le féliciter, les demandes se succèdent et Bornandin est « aux anges ». » Ce n’est que lors de la soirée de remise des prix qu’il réalise : « Le podium avec la Marseillaise. Vous réalisez que vous êtes aux Jeux, pas n’importe quelle compétition. Voir l’émotion de tout le clan français, avoir cette médaille autour du cou et voir les trois drapeaux tricolores flotter dans le ciel, c’est un crève-cœur. »

De ces moments, Jonathan Midol retient la joie de la médaille de bronze mais surtout de la partager avec ses coéquipiers. « Protocole, télévision… Du contrôle antidopage au retour à nos postes, nous avons tout fait ensemble. Nous avons bien rigolé et célébré comme il se doit. » Ce n’est qu’à la réception au Grand-Bornand, le 26 février, qu’il comprend le contenu de l’engagement. « J’ai pris un gros choc émotionnel en rentrant chez moi. C’est à ce moment-là que j’ai réalisé le bonheur que nous avions réussi à apporter aux gens. »


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