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Ski de fond. Equipe de France : Cyril Burdet n’entraînera plus Richard Jouve et les sprinteurs

« Une page se tourne. Sur la piste du stade des Tuffes, au cœur des championnats de France, Cyril Burdet ne peut cacher son émotion. Entraîneur du groupe sprint pendant huit ans, le Savoyard confirme qu’il quittera ses fonctions à la fin de de la saison. Il nous a informés Olivier Michaud, directeur des Equipes de France de fond, et Eric Lazzaroni, DTN par intérim. « Je suis allé au bout de ma mission », avoue-t-il les yeux rouges. Après avoir constaté quelques signes de fatigue pendant la saison, usée par la crise sanitaire et ses engagements, marquée par l’échec des JO de Pékin, prend sa décision en voyant Richard Jouve soulever le globe de cristal de la discipline (une première pour un Français). Coupe du monde à Falun, j’ai vu Richard gagner et Lucas (Chanavat) prendre la 2e place (en fait il est 3e, ndlr), en classique, et j’ai eu un flash. « Haut-Alpin de Méribel et Bornandin sont 1er et 3e en le classement final et coupe du monde.

« La boucle est bouclée »

« La boucle est bouclée. » L’ancien entraîneur du Comité de Savoie avait pris les rênes d’un nouveau et jeune groupe dédié au sprint après Sotchi, qui s’appellera bientôt « Pony ». Avec la Coupe du monde et une médaille olympique comme objectif. On le prend pour un imbécile. « J’ai beaucoup appris d’abord de Vincent Vittoz (le champion du monde 2005 puis responsable des moins de 23 ans, ndlr) », veut-il dire. Avant de s’envoler seul pour amener Baptiste Gros, Renaud Jay et surtout Lucas Chanavat et Richard Jouve sur le podium. Sans oublier le bronze du couple Jouve-Manificat en bronze aux JO de PyeongChang. La France est devenue une référence dans le sprint. « C’est un émotif, un grand professionnel, qui cherche toujours des méthodes d’entraînement pour nous faire progresser », résume Richard Jouve, qui l’a rencontré à Prémanon, en béquilles en raison d’une blessure cardiaque au pied gauche. L’émotion remonte à la surface.

Et maintenant ?

Et maintenant ? « Je ne sais pas », répond calmement Cyril Burdet, sachant – sans vantardise – que ses compétences seront utiles et utilisées aux CFF. « J’espère que tout le monde prendra le temps de réfléchir. Pas sûr en ces temps très incertains dans les énigmes fédérales. Le Savoyard se dit « prêt à étudier » toutes les possibilités, à tous les niveaux de la filière. « Des jeunes, des filles… » Et quand on a suggéré à cette ancienne biathlète que le poste de coach féminin laissé vacant par Frédéric Jean pourrait lui correspondre, elle a souri : « C’est vrai. « 

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