Ski-alpinisme. Jean Sulpice, de la cuisine à l’exigeante Pierra Menta

Ski-alpinisme.  Jean Sulpice, de la cuisine à l'exigeante Pierra Menta

Le chef de l’Auberge du Père Bise (Haute-Savoie), Jean Sulpice, a participé pour la première fois à la mythique épreuve de ski-alpinisme, la Pierra Menta. Une nouvelle expérience, pour sortir de la cuisine et relever un beau défi.

« Dans les deux secteurs, rigueur et régularité sont de mise, et le soin apporté au matériel est très important. » Jean Sulpice s’engage dans tout ce qu’il entreprend et n’abandonne jamais. Plus jeune chef doublement étoilé grâce à son restaurant basé à Val Thorens, Oxalis, le Savoyard souhaite alors franchir une nouvelle étape. En 2018, il acquiert avec son épouse la célèbre Auberge du Père Bise, nichée dans la baie de Talloires, au bord du lac d’Annecy. La même année, Sulpice reçoit le titre de chef de l’année du célèbre Gault & Millau. Maintenant que les bases du personnage sont posées, parlons d’une autre de ses facettes.

Sport quotidien

Le chef de 45 ans est un passionné de sport. S’il reçoit à sa table de nombreux sportifs français (Clément Noël, Loana Lecomte, Caroline Garcia, Axel Clerget etc.), Jean Sulpice s’entraîne beaucoup. « Ces valeurs sportives sont pour moi un véritable équilibre, je l’ai découvert à 20 ans. […] Les valeurs du sport sont le plaisir de l’effort et l’absence de difficultés » affirme Sulpice dans le nouvel épisode de son podcast Au coeur des Alpes, diffusé ce samedi.

En plus des heures à vélo entre une prestation et une autre, il se consacre au ski-alpinisme et a accepté le défi de participer à la Pierra Menta. L’aventure commence le 13 mars. Avec son partenaire de course Jérôme Feuillade, l’Aixois a réussi à franchir 10 000 mètres de dénivelé dans l’épreuve de ski-alpinisme considérée comme l’une des plus difficiles au monde.

Des larmes et beaucoup de plaisir

Au-dessus de la commune d’Arêches-Beaufort, le duo termine à la 125ème place, à 6 heures et cinq secondes des vainqueurs William Bon Mardion et Xavier Gachet. Mais l’important est ailleurs, le chef a bouclé la course et s’est surpassé. Même une petite larme, d’émotion, tombant au sommet du col de la Forclaz, où des milliers de personnes s’étaient rassemblées. «J’ai pleuré en voyant tous ces gens, je ne sais même pas combien ils étaient (environ 2 500). Je me suis effondré. » Après cette nouvelle expérience, Jean Sulpice apprend qu’il conserve ses deux macarons au Guide Michelin. Une semaine très réussie.


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