Ski alpin – Ils ont été champions du monde juniors (2/6). Qu’est-il arrivé à Freddy Rech, sacré géant face à Cyprien Sarrazin… en 1998 ?

Ski alpin - Ils ont été champions du monde juniors (2/6).  Qu'est-il arrivé à Freddy Rech, sacré géant face à Cyprien Sarrazin... en 1998 ?

C’était il y a un quart de siècle ! Et déjà en Haute-Savoie. A quelques jours du retour des Championnats du Monde Juniors dans le département, impossible de ne pas souligner le bon skieur qu’était Freddy Rech. Membre du ski club de Courchevel.

Le jeune prétendant s’était déjà aligné à Schladming en 1997 (19ème notamment en super G) et visait du bout de ses spatules sur les pistes de Megève/Chamonix/Saint-Gervais hors du cercle des favoris. C’est toujours.

« Un peu comme dans un film […] Cela a changé la perception des gens. »

« Il faisait beau ce jour-là. J’étais encore au Comité Savoie et je ne faisais pas partie des favoris car j’étais avec des gars qui avaient deux ans de plus que moi. J’ai eu un joli dossard, dans le (top) 15 par cœur. J’ai commencé devant grâce à de bons points FIS. De là à m’imaginer en gagnant… J’arrive en bas, sans grand avantage mais je suis le premier. Et ils sont tous venus s’entasser derrière moi. Un peu comme dans un film. Cela a clairement marqué un changement dans la perception des gens, mais aussi dans la mienne, de mes capacités. C’est un super souvenir. Ce fut un tournant. Après le titre, j’ai intégré les équipes de la FFS», se souvient avec joie Freddy Rech, vainqueur du super-G de Haute-Savoie devant le Slovène Andrej Jerman et le Suisse Konrad Hari. Cyprien Richard termine également 18ème.

Projeté en première ligne, Rech ne parviendra jamais véritablement à transformer l’épreuve en Championnat du Monde. Il n’a ni amertume ni regret même s’il a confirmé sa couronne nationale avec deux médailles d’argent (géant, super G) en 1999 à Pra Loup/le Sauze puis une nouvelle fois la médaille de bronze à Stoneham (Canada) en 2000.

« Je sais que c’était seulement chez les juniors. Cependant, j’ai été relativement épargné par les blessures. Je ne pouvais tout simplement pas mettre en pratique ce que je faisais auprès des jeunes. Tout me paraissait plus compliqué. Peut-être que j’avais un style qui allait moins bien avec les pistes de Coupe du monde (le top 5 de Kranjska Gora en 2004), qui étaient préparées différemment », analyse le Savoyard, honnête avec lui-même et franc.

Après le ski de compétition, Freddy Rech s’est tourné vers un autre projet. « J’ai fondé une agence de voyages événementiels à Courchevel », raconte-t-il, charmant et heureux la quarantaine. « Cela fait presque 20 ans. Nous emmenons les gens voir notamment la Coupe du monde de ski. Nous avons de l’expérience maintenant. Au final je suis toujours à proximité de la course et je suis toujours au bureau du club sportif de la station. Je skie aussi avec mes enfants, c’est important, l’avenir leur appartient. »

Ce mercredi : les deux titres mondiaux remportés par Marine Gauthier (Tignes).


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