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Ski alpin. Coupe du monde : après la grave blessure, Léo Anguenot rêve des JO 2026

Il a pointé du bout de ses spatules entre les poteaux du slalom FIS de Valmeinier entre les fêtes de fin d’année. Le skieur de La Clusaz Léo Anguenot est revenu aux stands dans le Ski Chrono Samse Tour : 2Et dans le deuxième slalom derrière l’ami de France B, le Savoyard Steven Amiez. Un sentiment qu’il n’avait plus eu depuis les championnats de France en mars dernier, chez lui aux Gets et à Châtel. Avec un 3Et place en slalom et argent combiné (15Et super-sol, 2Et slalom).

En Maurienne, l’ancien champion d’Europe de ski nautique 2011, 2014 et 2015, et toujours membre de Ski Caraïbes Albertville (Savoie) dans la discipline, a lâché son ski, en parallèle avec son ami inséparable, l’autre technicien de ski de La Clusaz et du groupe Coupe d’Europe, Hugo Desgrippes. Le grand Hugo a terminé 2Et slalom les lundis et 4Et Mardi après avoir réalisé le meilleur temps du premier tour.

Les JO oui, mais plutôt à Cortina d’Ampezzo en 2026

Pour Léo Anguenot, qui n’est plus un espoir, à bientôt 24 ans, il a dû gravir la pente après avoir été retenu par une épaule gauche luxée à l’automne 2020. Il venait de goûter aux joies du circuit mondial. La saison dernière, il l’a donc passé à reconstruire sa haute trajectoire. « J’ai perdu toute préparation. J’avais perdu mes dossards à mon retour sur le circuit et ma confiance en moi était dure. Mais c’était déjà mieux en fin de saison dernière, en France, et le début de saison en général était plutôt bon, j’étais régulier. « 

De là à croire encore aux JO de Pékin dans moins d’un mois… « Il faut être réaliste. Il y a encore une scène géante, à Adelboden, et je n’y serai pas, donc c’est un peu tordu. Mais les prochains JO de Cortina en 2026 peuvent être un objectif, c’est sûr. « 

Tout à l’heure, Leo ne veut plus rogner sur les raccourcis. Se mettre en tête de regagner sa place dans la hiérarchie lui a servi trop vite l’hiver dernier. « Peut-être que je me suis mis trop de pression, mon ski était moins fluide et je finissais rarement bas dans les courses. Cette saison je suis plus patiente et passe plus souvent. « Il y a eu juste cette sortie de route en colère lors du premier slalom de Valmeinier, à deux poteaux de la fin. « J’avais un podium garanti. Mais le lendemain, j’ai bien récupéré. « 

Ses deux 12Et des places dans la gigantesque Coupe d’Europe à Glungezer (Autriche) mi-décembre l’ont remis dans la course dans ce qui reste sa principale spécialité. Celui qui lui a permis d’intégrer le groupe A de la Coupe du monde l’hiver dernier. «Bien sûr que je veux revenir, mais l’objectif de ma saison est précisément sur les Coupes d’Europe. Après ça, si ça se passe bien et qu’il y a des chances d’entrer en Coupe du monde, nous le ferons. « 

Tête sur des épaules bien reconstituées, Léo Anguenot.

Un skieur pour toutes les surfaces

Depuis lundi, Léo Anguenot s’entraîne avec le groupe Coupe d’Europe à Reiteralm en Autriche, en prévision de la manche de Coupe d’Europe à Berchtesgaden en Allemagne les 6 et 7 janvier de manière géante. « Cette saison mon objectif est de me rapprocher de plus en plus du top 5 et des podiums du circuit continental en géant, et d’entrer dans les 30, voire de viser le top 15 en slalom, car je suis polyvalent. Je ne veux pas me spécialiser dans une seule discipline technique. « 

Lui qui, l’été, aime se replonger dans l’univers du ski nautique, sur le lac Aiton où il aime encore slalomer entre les bouées entre deux passages aux commandes du bateau qui entraîne les amateurs de ski nautique. C’est la particularité de ce skieur toutes surfaces, qu’il partage dès son plus jeune âge avec Hugo Desgrippes, également champion d’Europe mais par équipe en 2014. Léo Anguenot a remporté la compétition la plus prestigieuse au monde, l’US Masters, en 2016, 17 ans.

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