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Saut à ski / Grand Prix de Courchevel. La France pourra-t-elle monter sur le podium du trampoline savoyard ?

La France du saut à ski refait rêver. L’âge d’or des exploits de Nicolas Dessum, dernier vainqueur de la Coupe du monde masculine en 1995, celui de Coline Mattel, 3Et des JO 2014 et des Championnats du monde 2011, et deux succès en Coupe du monde en 2012 et 2013, mais ont désormais pris leur retraite comme les aspirants Léa Lamare, Lucile Morat ou Vincent Descombes-Sevoie présents à Pyeongchang en 2018, semblaient s’éloigner à peine aussi bien dans les esprits que dans le temps. Inexorablement.

Et puis, une génération de pulls derrière la Jurassienne Joséphine Pagnier, 20 ans, 3 ansEt lors de la Coupe du monde de février à Hinzenbach, le 11Et monde 2021-2022 et 11Et aux Jeux olympiques de Pékin, il est arrivé, ce qui commence à fréquenter régulièrement le haut du panier. L’équilibre est encore fragile. La troisième française, la Haut-Savoyarde Océane Avocat-Gros, a inscrit la flèche après sa non-qualification pour les JO de Pékin cet hiver. La relève de l’équipe B est encore très jeune, à l’image de la Courchevelloise Lilou Zepchi, 15 ans, et sera absente des débats, « reléguée » à l’OPA, le circuit continental B, sur le tremplin de Klingenthal en Allemagne ce week-end.

L’an dernier, la Vosgienne Julia Clair (28 ans), plus expérimentée, qui arrive à maturité après 10 ans dans le monde du concert, et poussée par l’arrivée de Pagnier, avait signé un top 10 au Grand Prix de jump d’été de Courchevel (9Et). Joséphine Pagnier a encore pris du retard (13Et) sur un tremplin olympique au Praz (132 m) qu’ils connaissent dans tous ses recoins, pour s’y entraîner une grande partie de l’année. Jurassienne a décroché un podium lors de la première manche du Grand Prix d’été à Wisla, en Pologne, fin juillet.

De quoi relever sérieusement leurs ambitions cette année en Savoie ? Leur entraîneur, Damien Maitre, qui voit les fruits de leur travail depuis dix ans, y croit.

« L’occasion de se comparer aux meilleurs »

Mais l’homme en situation de fracasser ces Tricolores sait que derrière l’avantage de rentrer chez lui il peut y avoir des embûches… « Pour nous ce week-end est vraiment l’occasion de se comparer aux meilleurs et de voir si les filles sont en mesure de reproduire ce qu’ils font sur leurs sauts de base avec des distractions qui peuvent être de la pression, de la compétition, des enjeux. »

Les Français peuvent enfin regarder droit dans les yeux les représentants des pays qui consacrent dix fois plus de budgets au saut à ski que la Fédération française de ski (environ 4 millions d’euros pour l’équipe d’Allemagne, d’Autriche ou de Pologne).

L’écart avec l’élite se resserre, même si la Slovène Ursa Bogataj (27 ans), championne olympique à Pékin et vainqueur en Savoie l’été dernier, devrait encore planer au-dessus de la concurrence ce week-end. Son leader sera également présent : Nika Kriznar, 3Et l’année dernière, 2Et au classement mondial, 3Et aux Jeux olympiques et vainqueur de l’épreuve d’ouverture du circuit d’été 2022 sur la grande colline de Wisla. D’autant plus que le numéro 1 mondial l’hiver dernier et 2Et à Courchevel en 2021, Marita Kramer est absente de la délégation autrichienne.

Le programme

➤ Samedi 6 août : compétition féminine

16:30 : saut d’essai.

18 heures : saut de course.

19 heures : finale avec les 30 meilleurs.

➤ Dimanche 7 août : compétition masculine

16:50 : saut d’essai.

18 heures : saut de course.

19 heures : le final.

Au total, ce sont 74 sauteurs et sauteurs représentant 12 nations qui s’affrontent ce week-end.

dont 5 français : Pagnier et Clair pour les filles, Batby, Contamine et Foubert pour les garçons.

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