JO 2030. Michel Barnier : « Il faut redonner une place à Val d’Isère »

JO 2030. Michel Barnier : « Il faut redonner une place à Val d'Isère »

Avant un petit séjour de ski en Tarentaise jusqu’à Saint-Martin des-Belleville, son camp de base savoyard, Michel Barnier, co-président des JO d’Albertville 92 et ancien ministre de l’Europe et de l’Environnement, dont le discours suffira, a accepté de s’arrêter à Aix-les-Bains pour parler des Jeux Olympiques : ceux des Alpes françaises en 2030, ceux de 1992, ceux de Paris en 2024. Des pièces choisies pour Ski Chrono.

Sur le choix du CIO des Alpes françaises 2030…

« J’ai été tout d’abord très heureux et surpris aussi par la rapidité du choix du CIO, une grande institution qui œuvre efficacement dans l’intérêt du mouvement olympique et du sport… Mais pas surpris par le choix des Alpes françaises… Les contacts J’ai eu au CIO où je suis toujours membre d’une des commissions « Héritage et Durabilité » présidée par Albert de Monaco, ils ont démontré qu’il y avait une compétition, une compétition avec la Suède, la Suisse mais que le dossier Alpes françaises avait de vrais avantages . »

Sur la complexité de ce dossier bâti sur deux grandes régions…

« Se concentrer sur ces deux grandes régions est un projet ambitieux et stimulant. Ce projet est complexe et nécessite beaucoup de travail, notamment sur les transports propres, la desserte régionale et les liaisons interrégionales.

Nous devons améliorer le réseau ferroviaire avec un budget limité. Mais le fait de ne pas avoir à construire de gros équipements autres que celui de la glace de Nice devrait permettre de respecter ces engagements financiers. »

Sur la question du retour de Val d’Isère au plan du site

« Ce dossier et le système de tests restent à perfectionner et en ce qui concerne la situation tarentaise, je pense qu’il faut relativiser toutes les options ettrouver une place à Val d’Isère. Lorsque nous organisons les Jeux, nous devons toujours vérifier l’adéquation entre la capacité d’accueil d’un site et les contraintes liées à l’accueil des athlètes, des journalistes et des spectateurs. Je pense qu’il serait dans le meilleur intérêt des Jeux de ne pas trop se concentrer. L’image et le savoir-faire de Val d’Isère seront utiles à la réussite de ces Jeux…Je suis d’accord avec l’analyse de Jean-Claude Killy…» Une position défendue également par Hervé Gaymard, président du conseil départemental de Savoie, Vincent Rolland, député de Savoie ou encore Gilles Chabert,  »monsieur meontagne » de Laurent Wauquiez dans la région AURA.

Sur la gouvernance de ce dossier Alpes françaises 2030

« Nous avions une grande complicité. L’histoire des Jeux d’Albertville, c’est d’abord celle de cette démarche tandem, avec Jean-Claude Kiliy, engagés ensemble depuis la première conférence de presse à Val d’Isère le 6 décembre 1981. Nous étions en effet complémentaires, et nous semblions aussi un peu pareil…sauf à skis ! Nous avons assumé les doutes, les coûts, les critiques… Pour la gouvernance des Jeux de 2030, les présidents de région, le gouvernement et le CNOSF doivent être en première ligne. Ce sont eux qui devront nommer un président exécutif en qui ils ont confiance. »

Sur le profil qui incarne les Jeux de 2030…

« Sans aucun doute Martin Fourcade qui a toutes les qualités d’une expérience olympique, est attaché à la montagne, a du bon sens et de l’intelligence. Répond à toutes les attentes. »

Sur le meilleur souvenir sportif des Jeux de 1992…

« Nous avons beaucoup de beaux et grands souvenirs… La fierté de nos 8 000 bénévoles, les cérémonies, les victoires françaises. Je me souviens de la joie de Fabrice Guy et Sylvain Guillaume lors de leur double du combiné nordique. »


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