Jeux olympiques. JO 2030 : comment seront renouvelés les équipements de 1992

Jeux olympiques.  JO 2030 : comment seront renouvelés les équipements de 1992

Mardi, au deuxième jour de sa visite dans les Alpes françaises, le CIO a pu examiner la piste de bobsleigh de La Plagne et le tremplin de saut à ski de Courchevel, équipements retenus des JO de 1992.

Impossible de rater. La grande vasque olympique est toujours là. Au départ de la piste de bobsleigh de La Plagne et à l’entrée du village du Praz. La délégation du CIO l’a certainement admiré ce mardi lors de son déplacement en Savoie, sous les flocons de neige. Le « serpent de glace du Plagnard » et les tremplins de Courchevel sont fidèles au pôle depuis plus de trente ans, fier héritage d’Albertville 1992. Evidemment, ils ont été immédiatement placés au centre de la carte des Jeux de 2030.

« La Plagne a toujours été à l’avant-garde »

« C’est une pépite, un beau patrimoine que nous transformerons en une grande promesse », promet Fabrice Pannekoucke, vice-président de la région AURA chargé du tourisme, en évoquant la piste dédiée au bobsleigh, luge et skeleton, qui aura lieu après avoir un joli lifting. La zone de départ est à refaire, la préservation du froid et des turbines à eau doit être optimisée et l’accueil du public (et des VIP) doit être amélioré. Le système historique de refroidissement par glace à l’ammoniac a déjà été remplacé par de l’eau glycolée plus respectueuse de l’environnement.

«La Plagne a toujours été à l’avant-garde», affirme Bruno Thomas, ancien bobeur et responsable de la piste de 19 virages, réputée pour être très technique, le terrain de jeu de Margot Boch, qu’on voit déjà y briller en 2030. Elle devrait être en pourra le faire en décembre 2025 pour une prochaine phase de la Coupe du monde. Au-delà du haut niveau, le ruban Plagnard accueille également le grand public amateur de sensations fortes avec une cadence de 14 000 personnes par an.

« Il faut maintenir ces structures en vie »

Courchevel a également pris des mesures pour maintenir ses tremplins de saut à ski et de combiné nordique. A raison d’environ 500 000 euros par an. Chaque été, les meilleurs sauteurs mondiaux s’envolent dans le ciel de Savoie pour le Grand Prix d’été. Et ce sera également le cas les 13 et 14 août. « C’est notre volonté. Le saut est toujours important pour nous, rappelle Jean-Yves Pachaud, maire de Courchevel. Tous les gars du club l’ont fait. » Les équipes françaises y installent leur camp de base. « Ces structures doivent être relancées », rappelle l’élu, conscient des travaux indispensables pour 2030.

L’aire d’atterrissage du grand tremplin devra être rallongée de 8 mètres (HS de 132 à 140), la tour des juges devra être rénovée, les tribunes devront être modifiées (avec vestiaires et cabines de fartage) . On parle d’au moins vingt millions d’euros de développement. « Mais on économise 100 millions à Courchevel et 150 millions à La Plagne », précise Laurent Wauquiez, président de la région AURA. Nous allons renouveler ce matériel trentenaire pour que dans trente ans il soit encore là pour nos enfants. »


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