Inhabituel. Aurores boréales en Pays de Savoie : est-ce que ça va se reproduire ce samedi ?

Inhabituel.  Aurores boréales en Pays de Savoie : est-ce que ça va se reproduire ce samedi ?

Nuance de rose chatoyante et effet de drapés dansants, les aurores boréales observées depuis la France et notamment de Haute-Savoie et de l’Isère ont été exceptionnelles hier soir, du vendredi 10 au samedi 11 mai. Les photos prises font rêver, mais le phénomène peut-il se reproduire ce soir ?

Pour Philippe Jacquot, astrophotographe annécien, qui a immortalisé « ce grand moment d’émotion astronomique » au sommet du Semnoz, l’année est propice à ces phénomènes lumineux.

« Vendredi la puissance était notée 9/10 pour ce type de phénomène »

« Vendredi, la puissance était notée 9/10 pour ce type de phénomène et a duré de 23 heures à 4 heures du matin, ce qui est exceptionnel. Je n’ai jamais vu quelque chose de pareil à Annecy depuis trente ans », témoigne-t-il. Oui, on s’attend à ce que davantage d’aurores boréales éclairent le ciel tout au long de l’année, mais une telle intensité reste rare, dit-il. « Il est peu probable que ce soit le cas. aussi fort deux soirs de suite », résume-t-il, « mais il y en aura certainement d’autres »

La période est vraiment propice. « Le soleil est constamment actif. Son cycle s’étend sur 11 ans, avec des périodes pendant lesquelles il est plus ou moins actif. En ce moment, son niveau d’activité est très fort », explique le Haut-Savoyard. C’est pourquoi on observe des « éjections de masse coronale », terme scientifique beaucoup moins glamour, mais qui explique le phénomène. « Ce sont en réalité des éruptions solaires, c’est-à-dire de la matière qui échappe plus ou moins au soleil », popularise le photographe annécien.

Mais comment prédire leur force pour en profiter ? « Ils mettent 24 à 48 heures pour arriver sur Terre, il faut donc faire attention aux tempêtes solaires. » Il existe des sites dédiés, avec un système d’alerte payant par SMS spaceweather.com.

« Cette éruption était si forte qu’elle est descendue à des latitudes beaucoup plus basses que d’habitude. » L’expert explique qu’à l’œil nu on a pu, cette nuit du 10 au 11 mai, observer le mouvement des rideaux, mais que les nuances des couleurs ont été sublimées par les capteurs des caméras.


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