Immobilier : les stations de ski où les prix baissent et celles qui résistent

Immobilier : les stations de ski où les prix baissent et celles qui résistent

Un véritable marché refuge. Les prix moyens des biens immobiliers en montagne atteignent 3.933 euros le mètre carré (+4%) au 1er novembre 2023, selon la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim), « quand ils tombent sur le reste du territoire » à 3 057 euros le mètre carré. « La montagne résiste à la baisse générale des prix, car c’est un marché majoritairement locatif, permettant aux propriétaires de pérenniser leur investissement, grâce à une fréquentation encore très bonne attendue pour cet hiver.» explique Benjamin Berger, directeur général et associé du groupe immobilier spécialisé Cimalpes.

Plus de 10 000 euros le mètre carré dans le « Big Four »

Avec des hausses moyennes de 6,6% dans les Pyrénées, 4,9% dans les Alpes ou 4,4% dans le Massif Central, tous les massifs français – à l’exception des Vosges (-2%) – ont même vu leurs prix baisser, les ventes continuant de croître au-delà des dernières années. année. Logiquement, ce sont les Alpes (5 571 euros le mètre carré en moyenne) qui concentrent les stations de ski les plus chères avec, en tête, ses Les quatre grands : Val d’Isère (14 758 euros le m2), Courchevel (12 600 euros le m2), Megève (11 057 euros le m2) et Méribel, tandis que les biens les plus accessibles se trouvent dans le Massif Central (1 756 euros le m2) et en Corse. ( 1 576 euros le mètre carré).

Mais attention au mirage : les volumes de transactions en montagne ont commencé à décélérer ces derniers mois, avec 6.477 ventes dans les Alpes entre septembre 2022 et août 2023, contre 7.705 un an plus tôt (-16%), toujours selon la Fnaim. « Nous constatons cette année une contraction des ventes de 20 à 30%, observe le directeur de l’agence C21 Fine Home & Luxury à Saint-Gervais-les-Bains, Philippe Grisol. Pour l’instant, les propriétaires ne sont pas pressés de baisser les prix. Mais logiquement, le marché devrait s’ajuster à la baisse, de l’ordre de 5 à 10 %, en 2024. » Un renversement de tendance déjà perceptible, au troisième trimestre, dans la majorité des stations alpines (-0,4% globalement par rapport au deuxième trimestre), et notamment dans les stations considérées comme valeurs sûres dans les Hautes-Alpes, Isère, Savoie. ou encore en Haute-Savoie, comme Avoriaz, Les Menuires, les Deux-Alpes ou les Arcs (-2,3% par rapport au deuxième trimestre).

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Immobilier : les prix continuent de grimper dans les stations de ski

« Les montages n’atteindront jamais le ciel» annonce prudemment un dicton savoyard. Après des années de forte croissance, le marché immobilier d’altitude connaît une première correction, puis s’apprête à connaître des changements importants. Tout d’abord, son patrimoine immobilier, plus énergivore et avec 31% de labels F ou G – contre 15% sur le reste du territoire – devra investir massivement dans la requalification énergétique. « L’interdiction de louer des logements E, F ou G, qui interviendra entre 2025 et 2034il concernerait jusqu’à deux tiers des hébergements situés dans les stations de ski», souligne Thomas Arnéodo, co-président de la commission immobilière vacances et loisirs de la Fnaim, et agent immobilier à Avoriaz. Pour financer ces travaux, les prix de ces biens sont déjà en cours de négociation »20 à 25% de réduction», estime Philippe Grisol.

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Les localités devront également accélérer le développement de nouveaux pôles pour lutter contre le réchauffement climatique et réduire les chutes de neige.qui ne peut pas être compensé par de la neige artificielle», prévient la Fnaim. Une transition déjà largement amorcée par de nombreuses localités « toute l’année » et de basse et moyenne altitude, comme Chamonix, Saint-Gervais ou Serre-Chevalier, qui attirent déjà une clientèle estivale et hivernale et parviennent à maintenir leurs prix, grâce à une série de d’activités hors ski : alpinisme, trekking, spa, VTT, parapente, etc.

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Montagne : les stations de ski tentent de s’adapter au manque de neige

Le secteur immobilier de montagne pourrait donc retrouver ses plus hauts niveaux, avec la perspective des Jeux Olympiques de 2030 dans les Alpes.»Concernant les gares tarentaises aux JO d’Albertville 1992, cet événement devrait conduire à une amélioration des dessertes et des infrastructures, notamment routières, autour des gares qui accueilleront les épreuves, comme Montgenèvre, Serre-Chevalier, La Clusaz. ou Le Grand-Bornand», espère le président et fondateur de Cimalpes, Grégory Flon. Fort soutien à la tarification !

Les gares où les prix baissent le plus*

* Au troisième trimestre 2023. Source : Fnaim

Gares où les prix augmentent le plus*

* Au troisième trimestre 2023. Source : Fnaim

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